vendredi 7 novembre 2014

mardi 30 septembre 2014

-UNE BALLE DANS LA TETE-







































































Une Balle dans la tête (1990) John Woo avec Tony Leung Chiu Wai, Jacky Cheung


"elle ne peut pas s'arrêter ohé, elle ne peut pas s'arrêter dedans c'est dedans c'est dedans c'est à l'intérieur."





samedi 13 septembre 2014

- NEAR DEATH EXPERIENCE -


NEAR DEATH EXPERIENCE - Gustave Kervern et Benoît Delépine - Septembre 2014

Avant de le voir je savais que ça allait me plaire. C'est pas très bien, avec une optique comme celle-la on est facilement déçu. Beh là pas du tout.
NDE c'est un type normal qui travaille dans une plateforme téléphonique, a une femme et des gosses, et fait du vélo à cause de son diabète. Un jour il voit un reportage sur le vendredi 13 et décide de se suicider. Il s'enfile un cubi de rosé, enfile sa combi orange fluo, prend son fluo et part s'exécuter dans la montagne.

Connaissant les autres films des deux réalisateurs qui comptent pour la plupart parmi mes favoris je savais à peu près à quoi m'attendre. Leur univers noir et incongru, cruel mais jamais dramatique, est parcouru de personnages perdus et pathétiques se trainant dans de longs plans fixes comme de drôles de freaks modernes: malades mentaux, handicapés en fauteuil roulant, transsexuelles, clochards, punks à chien... Tous ont une dent contre la société humaine qui les a écrasés puis rejetés, et partent alors dans d'impossibles quêtes vengeresses. Near Death Experience, même si on peut le relier à Avida dans son aspect le plus surréaliste, me semble être leur film le plus jusqu'au-boutiste dans le sens où son personnage principal, qui cette fois n'a rien d'un rebut de la société et est au contraire le mec le plus normal qui soit, décide d'affronter, plus que la société, la vie elle-même.

NDE c'est un poème. Un poème crade et froid au premier abord, mais plein de finesses et de moments lumineux. Le côté brut et rentre dedans du cinéma de Kervern et Delépine est là, mais derrière leur nihilisme forcené se cache une douce mélancolie teintée d'enfance retrouvée. On peut y voir le personnage de Paul imiter l'homme sur la lune, faire chier des campeurs, jouer aux billes... Il perd peu à peu ses barrières de bon citoyen et ne reste que le gosse, perdu, et fatigué, très fatigué. Il attend la mort tranquillement, laisse traîner, prend le temps qu'il a laissé depuis longtemps vagabonder dans les sillons de son visage presque éteint, en veille. Il se fait son purgatoire à base de cairns et de lapin mort, cet alien ultra terrestre, en combinaison moulante, acceptant le ridicule, sans rechigner.

En voyant le film commencer par le générique de fin j'ai forcément pensé à Irréversible de Gaspar Noé qui proposait une expérience de mort à rebours, partant d'une scène dévastatrice et fatidique dans les méandres d'une boîte de nuit s-m infernale pour nous mener vers la douceur et l'innocence du temps passé. Ces deux films sont évidemment extrêmement différents mais le fait d'avoir pensé à Irréversible, que j'aime beaucoup par ailleurs, m'a fait comprendre ce qui me plait autant dans NDE: C'est un film qui ne fait pas de chichis. C'est direct et tel quel. L'image couleur à était captée à partir d'un caméscope Panasonic ce qui lui donne un air de vieille vidéo amateur. Les couleurs cependant sortent bien, et d'ailleurs le film a une apparence picturale très forte, tant il est composé de tâches de couleurs diffuses. Et au delà de l'image il n'y a pas de désir de grandiose dans ce film, ou si c'est le cas il n'est que suggéré par le cadrage et la musique de Schubert. Et encore ces instants de grâce sont là pour être défoncés par les plans qui leur sont juxtaposés, avec des fouilles de poubelles de camping, des escalades ratées, des accès des rage inutiles.

Pour conclure, ce que j'aime par dessus tout dans ce petit moment perdition, c'est que Kervern et Delépine ne jugent jamais. Ils ne compatissent ni ne déplorent. Ils choisissent seulement de montrer les dernières lueurs de vie et de désir s'échappaient doucement du corps de leur personnage, le laissant, apaisé, fumer sur la rocaille en contemplant la lune et la foudre.  

Mazta Tack (Norz)




vendredi 29 août 2014

Aoûtomnal










Un jour j'ai vu Renaud et j' ui ai dit: "Toi tu m' fous les glandes, pis t'as rien à foutre dans mon monde, arrache toi d' là, t'es pas d' ma bande!" Et lui m'a répondu: "Casse toi tu pues et marche à Londres." OK j'avais un peu transpirer mais c'était quand même pas sympa j'ai trouvé. Mais comme il arrêtait pas de me violenter le plexus j'ai fait comme il a dit. J'ai vu une expo de Fontcuberta extrêmement bien au musée des sciences (Stranger Than Fiction) et des trucs bien aussi à la Tate Modern (C'est les pages de carnet en haut). Après je me souviens surtout d'un ours en bronze dans la rue qui était vraiment très beau. Et j'ai fait des dessins d'hommes du futur (la même sorte que la figurine fimo que j'ai mit sur le blog précédemment) pour une bédé. Bonjoir.

# Bubonique Norz #

mardi 26 août 2014

- Saga FAST AND FURIOUS -























































2001 : Fast and Furious (The Fast and the Furious), réalisé par Rob Cohen 
2003 : 2 Fast 2 Furious, réalisé par John Singleton 
2006 : Fast and Furious: Tokyo Drift (The Fast and the Furious: Tokyo Drift), réalisé par Justin Lin 
2009 : Fast and Furious 4 (Fast & Furious), réalisé par Justin Lin 
2011 : Fast and Furious 5 (Fast Five), réalisé par Justin Lin 
2013 : Fast and Furious 6, réalisé par Justin Lin


"Fast and furious, la saga des bagnoles et du tuning avec du Vin Diesel en chef d'orchestre de la symphonies des cylindrées". En gros c'est ce que je m'imaginais avant de regarder les films, ben ce qui est bien c'est que j'ai été comblé. Vin Diesel et Paul Walker dirigent d'une main de maître pleine de cambouis ce grand ballet de moteurs, d'explosions et de rap US pour bien faire comprendre qu'ils s'en battent les couilles de crever si c'est pour la beauté du drift.
Alors Fast and Furious des fois c'est bancal (tout le temps), des fois c'est maladroit, des fois c'est mal fait, mal amené, un peu bidon mais je n'ai pas pu m’empêcher d'éprouver une grande sympathie pour cette saga. Leurs quêtes sont pas super passionnantes (il faut toujours infiltrer les méchants pour les flics mais à la fin on baise les méchants et les flics nique on prend tout le biffe), mais rien que je me pose dans le canap et laisse rentrer les images dans mes yeux sans pression. Je m'en fous de ce qu'ils vont le faire ça m’intéresse pas des masses (un peu quand même) mais je sais qu'ils vont le faire sans tourner autour du pot-au-feu et c'est ça qui plait. Y a dans Fast and Furious cette forme de sincérité genre on est à macdo et on te sert un gros CBO salement gras et on essaye pas de te dire c'est du caviar mais en même temps j'ai plaisir à penser qu'ils me l'ont concocté avec amour.
Y a aussi dans Fast and Furious, la famille F&F c'est à dire une bande d'acteurs rassemblés autour de la saga et qu'on voit pas vraiment en dehors (à part Vin et The Rock), et du coup moi en spectateur j'ai l'impression que c'est un gang de potes qui se rassemblent de temps en temps pour nous livrer notre dose vidéo de double-cylindres et de testo. Ca fait plaisir ils s'aiment tu vois. Ca m'a fait aussi comprendre pourquoi la mort de Paul Walker a autant buzzé, ctait normal c'était Brian Oconner l'un des joyeux drilles qui disparaissait, on le connaissait bien tsais.
Troisième point pourquoi je vous parle de cet ilôt qu'est F&F, l'incohérence. On dirait que dans Fast and Furious, l'incohérence fait partie du jeu et du style de la saga. Oui c'est surement un peu facile mais je sais pas pourquoi j'y ai tout de même trouvé quelquechose de plutôt jouissif.

Voila maintenant plus qu'à attendre l'épisode 7 réalisé par le bon James Wan (saw, insidious, conjuring sans forcer).

En espérant que ça vous aura intéressé.
La bise

Bituming Léo

mardi 5 août 2014

Humain du tutu du turfu





 D'après certains auteurs7, des représentations étranges visibles dans quelques grottes ornées, telles celle d'Altamira en Espagne ou celle de Cougnac en France, seraient des représentations d’ovnis8. De même, des statuettes ou des peintures (comme les fresques du Tassili, en Algérie) ressembleraient étrangement à certaines représentations d'extraterrestres du XXe siècle, preuve, selon certains courants ufologiques, de l'ancienneté du phénomène.

Dernier post avant deux semaines lol, un humain du futur lol bises lol.
Maintenant je vais taguer des orcs moches sur les murs de Londres en ridant sur une vache en terre cuite.

Norzima Benzé Boy



dimanche 27 juillet 2014

- THE RAID 2 -



THE RAID 2 - Gareth Evans - Juillet 2014

Encore une histoire qui commence dans une prison, mais qui cette fois en sort bien vite. Enfin au bout de 2 ans quand même.

Rama, qu'on voyait sortir de l'immeuble infesté de junkies et mafieux indonésiens après leur avoir tous défoncer la gueule à la fin du premier volet, est forcé cette fois d'aller en prison pour faire copain copain avec Uco, le fils du parrain de la pègre, Bunwai. Pour tuer ce fameux Bunwai justement. Déjà que cette histoire est pas toute simple d'entrée, les choses ne se passent pas comme prévu, et là ça devient vraiment compliqué. Et alors pour caler tout ce merdier entre les longues scènes de baston (parce que c'est quand même plus un film de baston qu'un thriller) , avec tout les bras droits, lieutenants et autre larbins propres aux récits de guerres de gangs, il faut avouer que ça foire un peu.

Alors je vais dire un truc après c'est vous qui voyez: On s'en fout. On veut voir plus de ces fameuses scènes de baston à la fois réalistes et extrêmes, avec le soupçon de gore qui fait bien, qui avaient fait le succès de The Raid. On veut en voir et là faut dire qu'on en a. Plus que jamais ça mitraille, ça se jette de caisse en caisse, ça explose des crânes, ça use de toutes sorte d'armes extravagantes (batte, machette, marteaux, balai!)... En plus de ça Evans essaie de donner une vraie atmosphère à son film, qui, bien que lorgnant bien fort sur Winding Refn avec ses longs couloirs rouges et ses néons, parvient à donner un identité propre au film.

Mention spéciale aux personnages de Hammer Girl et Base Ball Bat Man qui ajoutent un côté bien fun, à la manière d'un anim sanglant, au tout. D'ailleurs tous les persos pourraient être dans une BD. A la base je voulais dessiner les robots de Transformers 4, mais en sortant de The Raid 2 j'ai changé d'avis direct. J'ai échangé les moteurs sans âme de Bay contre les gerbes de sang habitées de Evans sans hésitation. Alors certains diront qu'il vise trop haut et essaie de donner une profondeur à son film en partant dans tous les sens et blablabla. Mais encore une fois on s'en fout. Rien que pour la première grosse scène de combat dans la cour de la prison durant laquelle on voit s'affronter geôliers et détenus dans la boue et sous la pluie battante, où tous les corps ne se résument plus qu'à des amas de terre glaise, des golems s'affrontant dans une enceinte béton avec une rage folle. Dantesque.

Voilà, moi qui ne suis pas fan de films d'action j'ai été emballé, gros coup de kiffe. J'espère que ce sera le cas pour vous aussi.

Xoxo Norz.




- L'Autre Film de la Semaine -